Bleu comme le ciel

de Norimizu Ameya.
Aux éditions Espace 34.
En librairie le 24 octobre.

Fukushima après la catastrophe. Dans la cour délabrée d’un lycée. Dix adolescents et un mystérieux onzième, enveloppé dans une bâche bleue, ces blue sheet qui au Japon font partie du paysage – très utilisées dans la construction, elles servent aussi à héberger les sans-abris et, en cas de catastrophe, à recouvrir les décombres ou envelopper les cadavres.

Les lycéens prennent tour à tour la parole sur des sujets qui les préoccupent : un amour non partagé, les mésententes entre parents, le sentiment d’être différent, les mystères des relations humaines ou du monde animal… Ils se livrent également à des jeux et des exercices collectifs, des danses, des pantomimes, toutes façons pour eux d’exprimer non seulement l’indicible de cette expérience, mais aussi le chagrin, la colère, le deuil.

Ces bâches omniprésentes sont-elles bleues comme le ciel, comme l’espoir, ou comme les corps sans vie que la mer ramène sur le rivage ?

Norimizu Ameya interroge avec subtilité, tendresse et poésie, l’impact de la catastrophe et un avenir incarné par des adolescents qui bouillonnent d’envie de vivre, malgré tout. Au-delà de ce groupe de jeunes, c’est le devenir de l’humain qui est ici en jeu.


Site de l’éditeur :
Ce texte a fait l’objet d’un enregistrement radiophonique sur France culture, le 22 septembre 2018 dans l’émission « atelier fiction », sous le titre Blue Sheet